1898
La première rencontre du Stade Rochelais, sujette à un entrefilet dans la presse locale, réunit sur le champs de Mars les "Volontaires" du lycée Fomentin - association sportivescolaire structurée depuis mars 1892 - et le Stade Rochelais, jeune société sportive de sports atlétiques, fondé le 8 avril 1896, mais vierge de toute activité à ce jour.
Les frères Castaing, Feuillâtre, Deslandes, Brun, Sauvestre, Hollier Sagot, Delisle, Cardinal, Jocob constituent la première ossature de l'équipe pionnière, essentiellement issue des rangs des "Volontaires"...
Pour cette première joute sur le pré, les internes du Lycée à l'esprit de corp plus affirmé, l'emporteront sur une formation stadiste enthousiaste, certes, mais peu homogène. La partie achevée, les deux camps fraternellement réunis se transportent sur les Glacis où Joseph met à la disposition de cette jeunesse fourbue et crottée, une grande baille d'eau froide, afin d'effacer les traces de ces affrontements déjà légendaire, avant de leur servir de doux et réconfortants breuvages.
1907
Le Trianon, se pare de jaune et noir pour accueillir les champions de Bretagne. A l'issue d'une partie alerte où le jeu ouvert prime sur le combat des avants, le Stade Rochelais renouvelle son bail et demeure champion de l'Atlantique pour la seconde année consécutive en s'imposant sur les mêmes adversaire, 21 à 13.
Les "jaune et noir" échoueront une nouvelle fois en quart de finale du championnat de France, battus à Tour par le R.C. Orléannais tout autant que par des décisions arbitrales incohérentes.
Le Stade Rochelais adhèrent à l'U.S.F.S.A. (Union des Société Françaises de Sports Athlétiques) - seule fédération regroupant toutes les pratiques de plein air - est une société omnisport comportant pas moins de 7 disciplines : le football-rugby ( section la plus importante ), le football association, la course à pied, la vélocipédie, la natation, le canotage de mer et le lawn-tennis.
En septembre 1904, une scission au sein de la société stadiste génère la mise à distance de la section football-associassion et la création de "l'Etoile Sportive Rochelaise".
Il faudra attendre les années vingt pour que chaque disipline s'autonomise après la création des fédérations correspondantes.
1927
Les Dieux d'Ovalie ne se satisfaisant pas de cette première jooute croiserons à nouveau les chemins stadiste et unioniste la sason suivante, dans le cadre du Championnat des Charentes de 1ère série.
Ainsi, le 6 novembre 1927 sur le terrain Gaston Breton : l'Union rééditera sa performance du barrage inter-séries et l'emportera encore sur le même score, devant les supporters des deux camps juchés sur des charrettes disposées par le président du club banloeusard autor de l'air de jeu.
A l'issue de la saison 1927-28, le Stade Rochelais allait être irrémédiablement bouté en seconde série par le Sporting Club Surgérien de François Filippi à l'issue d'un match couperet disputé sous une pluie battante par une équipe "jaune et noir" sans âme et qui cédent sans combattre.
1938
Quand le Docteur Bigois président de l'Union Stade Rochelais, club portuaire, quinziste de La Pallice, après un grave différend avec les instances du Comité Régional en février 1935, jette les bases d'une nouvelle société sportive "l'Amicale Sportive Rochelaise" et franchit le rubicon avec 10 joueurs unionistes pour créer l'équipe de néo-rugby amateur "La Rochelle XIII", le Stade Rochelais, au creux de la vague en seconde série, et l'Union, amputée des trois-quarts de ses équipiers premiers, fusionnent pour ne pas mourir.
Le naufrage évité, "l'Union Stade" ainsi va bon an mal an se ressourcer et conquérir le titre régional de Promotion 1ère série en 1936 puis connaître des heures difficiles et des performances fluctuantes jusqu'à l'embrasement mondial.
L'occupation allemande met en veilleuse tout activité sportive durant 9 mois, et en janvier 1941, les pratique ovale reprennent à La Rochelle; le Stade rochelais retrouve son identité première et rameute ses joueurs dispersés, le "treize" disparaissant de paysage rugbystique sous la pression du Régime de Vichy.
1948
Le Stade Rochelais 1948-49, accéde en Fédérale, le plus haut niveau du Championnat de France.
Les avants basque englués dans l'étreite rochelaise ne parviendront jamais à se dégager de l'emprise de ces rugbymen ardents, accrocheurs et volontaires. Malgrés des conquêtes partagées dans les phases statiques, les Bayonnais sont littéralement étouffés par un pack charentais dégageant une impression de force et de courrage inébranlable.
Cherchant le salut au large, la virtuosité légendaire des attaquants basques ne suffira pas pour déborder la défense opinîatre des Maritimes. A un essai de Dauger menant à terme une contre-attaque de Gardera, Jean Bégué répliquera par son but hébdomadaire avant que Placé ne troue la défense bayonnaise un instant démobilisée.
La victoire ira à la formatoin la plus vaillante et la plus soudée.
Au-delà de l'étonnement respectueux que suscite ce premier exploit en Fédérale, le Stade Rochelais semble sous le coup de ce choc psychologique qui lève le complexe du débutant face aux formations les plus prestigieuses et lui permet de libérer ses forces vives.
1955
Le Stade Rochelais dispute le championnat national 1954-55 dans la Poule C forte notamment du Stade Montois, du F.C. Lourdais (premiers ex aequo), du S.U. Agenais, du C.A. Périgourdin, du R.C. Vichy qui le devanceront. 6ème de cette poule, les "jaune et noir" compteront 9 victoires et 5 défaites.
Une longue série de 28 matchs sans défaite à domicile - invincibilité courant du 9 janvier 1949 au 24 octobre 1954 - s'est achevée dans les frimas de l'automne sous les coups de boutoir des avants agenais et l'essai meurtrier de l'ailier Barbaste. Néanmoin, ce glorieux record confère au Stade Marcel Deflandre et au club "jaune et noir" une respectabilité et une référence que les Stadistes se plairont à entretenir.
Venir à Deflandre n'est jamais une sinécure pour l'adversaire...
Lucien Mias, Jean Prat, André Boniface, Christian Carrère, Raoul Barrière, Jean Liénard, Jacques Brunel, Jean-Michel Aguirre, Gérald Martinez, Walter Spanghero, Jacques Fouroux, entre autres, en témoigneront.
Les Rochelais s'efforcent de perturber le jeu lourdais en collant au ballon. Rien n'y fera !
Les Bigourdans de Jean Prat resteront maître de la situation. Jean Barthe essai de contrôler le cuire pour le tranmettre à son partenaire François Labazuy (9). Adole et ses les autres semblent tenus à distance.
1961
Pour la première fois depuis la "révolution culturelle" du printemps 1953, le Stade Rochelais accèdeaux phses finales en terminant second de la Poule D derrière la Section Paloise. Le seizième de finale,véritable récompense pour toute une promotion fidèle aux couleurs stadistes dans les années de disette, allais constituer pour des joueurs respectueux de lévénement un moment privilégié, mais aussi la véritable intégration sportive du club "jaune et noir" dans le gotha de l'Ovalie hexagonale.
Le Rochelais ne s'y trompe point... Le bruit de la victoire se répand comme une traînée de poudre dans la cité et en moins de deux heures, la population prend d'assaut la place d'Armes pour venir acclamer ses héros sous le balcon du Café de La Paix, le siège stadiste.
Le Stade Rochelais occupera désormais une place privilégiée, excentrée certes, sur la carte rugbystique de la France.
Première touche, premier ballon conquis par le Rochelais René Le Bouhis ; le Parisien Masseboeuf est impuissant, ses cohéquipiers observent cette lutte pour la suprématie aérienne.
1966
Le Stade Rochelais achève le championnat 1965-66 à la 3è place de la Poule D derrière l'U.S. Dacquoise, La Voulte Sportive et devant la Section Paloise.
Avant d'affronter les Agenais en huitième, les "jaune et noir" font vaciller les Montalbanais de Roméro, en seizième de finale à Périgeux (6-3). Si les deux drops de Joël Boursaud et Jean Aguergaray assurent le score, la seconde ligne Coussine-Le Bourhis, omniprésente et complémentaire, joue un rôle prépondérant dans la conquête tout en imposant une respectabilité dans les luttes obscures de la mêlée.
Les Montalbanais boutés des phases finales, les Rochelais se dressaient sur le chemin des champions de France...
Première touche, premier ballon conquis par le Rochelais René Le Bouhis ; le Parisien Masseboeuf est impuissant, ses cohéquipiers observent cette lutte pour la suprématie aérienne.
1978
Henry Magois, dit "Boulet", fête son 348ème match officiel sous le maillot rochelais.
L'essai victorieux inscrit par ce joueur, d'une intégrité irréprochable et d'une fidélité exemplaire, est chargé d'une signification profondément symbolique tout autant que la vaillance, le courrage et l'altruisme de quize garçons dont quatorze avaient découvert les plaisir de l'ovale à l'Ecole de rugby rochelaise.
1988
Terminant le "premier" championnat de la saison à la 3ème place derrière le R.C. Narbonne et le Stadoceste Tarbais, le Stade Rochelais se voit convier à disputer la seconde phase dans la Poule 5 du groupe B, avec un Jean-Pierre Elissalde en préretraite, de retour à l'ouverture pour une pige de quelques matchs, et les dernières foulées d'Alain Lescalmel apès 14 saisons en Nationale.
Le Stade Rochelais dispute un championnat 1987-88 à la "mede Fouroux" qui présente deux phases distinctes : une première partie originale dite "phase de brassage" où les 80 club de Nationnale répartis en 16 poules de 5 s'affrontent. Les deux premiers classés poursuivent leur itinéraire dans un groupe A limité à 32 équipes, les 48 autres formations non retenues disputant le championnat du groupe B dont les 32 meilleures sont qualifiées pour les seizièmes de finale.
Un championnat en col blanc puis en bleu de chauffe... que les Stadistes abordent avec une équipe inexpérimentée dont la moitié des joueurs sont nouveaux et dont la moyenne d'âge culmine à 24 ans.
|